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Prairies
et bocage
Un paysage ouvert par l'homme
Dans la série du chêne sessile, l'action de l'homme a
engendré le développement de milieux différents de
la forêt, mais qui pourraient le redevenir si l'homme n'y intervenait
plus.
C'est l'élevage qui a permis de créer les prairies et
le bocage de ce secteur.
Aujourd'hui, l'abandon des pratiques agricoles tend à modifier
l'équilibre naturel qui s'y était installé grâce
à l'action des hommes. Les parcelles autrefois exploitées
s'enfrichent, la forêt progresse, le milieu devient uniforme.
Les prairies
Elles sont le domaine des papilionacées, ces plantes souvent
odorantes et colorées qui attirent bon nombre d'insectes. On peut
y découvrir différentes espèces de lotiers, de luzernes,
de trèfles et de sainfoins.
Les friches
Tous les terrains fortement pentus sont gagnés par la friche
où se développent les églantiers, les ronces et les
aubépines. Ecologiquement, les friches sont très riches en
oiseaux. Elles constituent un milieu de transition intéressant entre
la prairie et la forêt. Cependant, les prairies, du fait de l'abandon
des pratiques agricoles, disparaissent peu à peu. Les arbres s'y
développent de plus en plus, et on aboutit, en fin de compte, à
une progression de la forêt.
Le maintien d'espaces ouverts est un moyen important de sauvegarde
de la diversité biologique sur les coteaux.
Les haies
Les arbustes ont été à la base de la constitution
des haies pour le rôle de barrière qu'ils avaient vis-à-vis
du bétail. Les arbres de hautes tiges, quant à eux, ont été
introduits dans les haies pour des utilisations précises : production
de fagot, de bois de chauffage ou de bois d'úuvre... variables selon les
besoins des habitants.
C'est ainsi que le bocage s'est modelé au fil du temps. Parmi
les espèces courantes, on rencontre l'érable champêtre,
le noisetier, le fusain, le sureau noir, le chèvrefeuille des bois,
le charme, la viorne mancienne, le cornouiller sanguin, le troène...
Le frêne et le chêne sessile ont été choisis
prioritairement comme essences d'arbres pour renforcer ces haies.
Une faune entre prairies et fourrés
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Le troglodyte mignon
C'est presque le plus petit oiseau d'Europe. Il est très reconnaissable
à sa queue courte et relevée, ainsi qu'à son chant
très fort pour sa taille. Il affectionne les broussailles et les
tas de bois où son plumage "couleur de feuilles mortes" le camoufle
parfaitement. |
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La pie-grièche écorcheur
Superbe chasseur d'insectes, ce gros passereau fauve et gris est migrateur
et n'est présent chez nous que d'avril à septembre. Son nom
provient de son habitude d'empaler ses proies sur les épines des
buissons qui lui servent de garde-manger.
Les pies-grièches sont très menacées en Europe
par l'intensification agricole et leur présence est un bon indicateur
écologique de l'état de " santé " des milieux naturels.
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Le pic vert
C'est l'espèce de pic le plus facilement observable et le moins
discret. Ses couleurs sont vives (jaune, rouge, vert) et son rire bruyant
est inimitable. On le voit parfois se déplacer à terre dans
le bocage, pour attraper les insectes (notamment les fourmis) dont il se
régale.
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La buse variable
La buse affectionne les paysages variés où les zones de
boisements et les milieux ouverts se succèdent. Le bocage lui convient
donc parfaitement. Son plumage est variable selon les individus, allant
du blanchâtre au brun sombre. Grand consommateur de campagnols, la
buse chasse à l'affût, depuis un poste de guet, que ce soit
un piquet de clôture ou une branche d'arbre. Au moment propice, elle
fond sur sa proie. |
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